Lundi, 14 avril 2026 – Pour Jeff Pambi, administrateur principal d’Alerte-RDC, Doha ferait aujourd’hui face à une forme d’insécurité liée aux tensions internationales impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Dans ce contexte, la délocalisation des discussions vers Genève apparaît, selon lui, comme une décision logique.
Au-delà de cet aspect sécuritaire, il évoque également une certaine lassitude du côté de Doha. En cause : le non-respect des engagements pris par le gouvernement congolais et le M23, notamment en ce qui concerne le cessez-le-feu, resté lettre morte depuis le début du processus.
« Il est normal qu’une frustration s’installe à Doha », estime-t-il.
Toutefois, Jeff Pambi insiste sur l’essentiel : le lieu des discussions importe moins que les résultats concrets issus de cet accord.
Il souligne par ailleurs que les arrangements de Doha concernent uniquement le gouvernement congolais et l’AFC-M23, alors que plusieurs autres groupes armés continuent de semer la terreur en RDC.
Pour lui, la solution durable passe impérativement par une approche globale, prenant en compte l’ensemble des acteurs du conflit, afin de régler définitivement la crise.
Enfin, il met en garde : ce problème ne doit pas être traité avec légèreté ou par défi, au risque de voir la République en payer le prix.
Changement7.Net
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