Kinshasa, 01 février 2026 – Alors que la question d’un éventuel dialogue politique continue d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a clairement défini les conditions non négociables sous lesquelles un tel processus pourrait être envisagé.
Dans ses récentes déclarations, le Chef de l’État a d’abord insisté sur le caractère souverain de ce dialogue. Selon lui, toute initiative en ce sens devra impérativement se tenir sur le sol congolais, être organisée et conduite par les institutions de la République, et se dérouler dans le strict respect de la Constitution, des lois nationales et des principes démocratiques qui fondent le pacte républicain.
Toutefois, Félix Tshisekedi a tenu à lever toute ambiguïté : un dialogue interne, aussi utile soit-il pour la cohésion nationale, ne saurait servir de prétexte pour minimiser une agression extérieure ni pour diluer des responsabilités déjà établies sur le plan international. Le Président rappelle ainsi que les obligations internationales de la RDC demeurent intactes et non négociables.
Sur le plan judiciaire, le Chef de l’État s’est montré tout aussi ferme. Comme réaffirmé lors de son dernier discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès, la justice congolaise poursuivra son travail avec rigueur, sans complaisance et jusqu’au bout, afin d’honorer la mémoire des victimes tombées à la suite de l’agression dont le pays est victime.
Enfin, Félix Tshisekedi a tracé une ligne rouge claire :
le dialogue politique ne saurait inclure des acteurs impliqués dans des crimes commis contre les populations congolaises.
« Dialogue, oui. Mais pas avec ceux qui ont commis des crimes envers nos populations », a-t-il martelé, fermant ainsi la porte à toute tentative d’amalgame entre réconciliation politique et impunité.
Par cette prise de position, le Président de la République entend préserver à la fois la souveraineté nationale, la justice pour les victimes et la crédibilité de l’État congolais, tout en laissant ouverte la voie à un dialogue responsable, inclusif et respectueux des principes républicains.
JSuana