Kinshasa, 19 mars 2026 – La suspension du Directeur Général des Lignes Maritimes Congolaises (LMC), Jean-Claude Mukendi Mbiyamuenza, continue de susciter interrogations et réactions dans l’opinion publique.
Selon des sources proches du dossier, le patron de la LMC a été suspendu du 07 novembre 2025 au 07 février 2026, soit une durée de trois mois. Toutefois, plusieurs semaines après la fin de cette période, son rétablissement dans ses fonctions reste sans suite, alimentant ainsi le débat.
Une suspension basée sur un projet “inexistant” ?
D’après les informations recueillies par la rédaction de Changement7.net, cette suspension fait suite à une présomption de détournement de fonds destinés à la construction d’un port sec à Kolwezi, plus précisément à Luïla.
Mais, selon les mêmes sources, ce projet soulève de nombreuses zones d’ombre :
Il n’aurait jamais existé concrètement
Aucune étude de faisabilité n’aurait été réalisée
Des éléments qui fragilisent sérieusement les accusations portées contre le DG.
Par ailleurs, il est fait état d’un terrain de 100ha appartenant à LMC depuis 2014 qui était objet de plusieurs spoliations des voisins miniers et autres particuliers.
C’est dans ces conditions que le Conseil d’administration de LMC avait pris la décision de sécuriser ledit terrain afin de mettre fin à ses spoliations intempestives. Cette décision a été formellement respectée par le DG MUKENDI MBIYAMUENZA.

Dans ce contexte, le Conseil d’administration de la LMC aurait plutôt opté pour la réalisation d’un projet de clôture, effectivement exécuté sous la supervision du DG Mukendi.
Une enquête qui disculperait le DG
Fait marquant : après investigations, la commission d’enquête n’aurait relevé aucun cas de détournement dans ce dossier, selon les mêmes sources.
Malgré cela, la situation du DG reste bloquée.
Une procédure aurait également été initiée au niveau du Parquet afin d’établir les responsabilités, mais jusqu’à ce jour, aucune conclusion officielle n’a été rendue publique.
Une affaire qui soulève des questions de fond
Ce dossier met en lumière une problématique plus large dans le secteur public congolais, notamment celui des transports.
Pourquoi assiste-t-on à une multiplication des suspensions sans conclusions claires ?
À qui profitent réellement ces décisions administratives ?
Appel à l’implication des autorités
Face à cette situation jugée préoccupante, plusieurs observateurs estiment qu’une clarification s’impose au plus haut niveau de l’État.

L’implication de Anthony Nkinzo, Directeur de Cabinet du Chef de l’État, ainsi que celle du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est vivement attendue afin de faire toute la lumière sur ce dossier.

Entre accusations fragiles, enquête sans preuve de détournement et absence de réhabilitation, l’affaire Jean-Claude Mukendi illustre les dysfonctionnements qui minent la gouvernance dans certains secteurs clés en République démocratique du Congo.
Une situation qui, sans clarification rapide, risque de renforcer davantage la méfiance de l’opinion publique.
Rédaction