La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle urgence sanitaire. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, s’est exprimé devant la presse ce samedi 16 mai pour confirmer l’apparition de la 17ᵉ épidémie d’Ebola dans la province de l’Ituri.
Selon le ministre, il s’agit de la souche « Bundibugyo », déjà identifiée en RDC lors d’une précédente flambée en 2012. Trois zones de santé sont actuellement concernées : Rwampara, Mongwalu et Bunia.
« Huit échantillons ont été confirmés positifs. Nous avons 246 cas suspects, nous poursuivons le suivi des cas contacts et environ 80 morts », a déclaré le ministre.
Parmi les personnes touchées figurent également quatre professionnels de santé, une situation qui renforce les inquiétudes autour de la propagation du virus.
Le ministre a toutefois voulu rassurer la population : « Nous sommes prêts pour la riposte ».
Il a néanmoins précisé que cette souche particulière ne dispose actuellement ni de vaccin ni de traitement spécifique.
Les symptômes recensés comprennent notamment la fièvre, des symptômes grippaux, la fatigue et les vomissements. Les signes hémorragiques apparaissent généralement après plusieurs jours d’évolution de la maladie.
Le gouvernement souligne aussi la complexité de l’intervention dans cette région, notamment en raison de son caractère minier et de la forte mobilité des populations.
« Il ne s’agit pas d’une maladie mystérieuse », a insisté Dr Samuel Roger Kamba, appelant la population à consulter rapidement les structures sanitaires en cas de symptômes suspects.
Les autorités sanitaires, avec l’appui de Organisation mondiale de la Santé et d’autres partenaires, travaillent déjà sur la mise en place d’une riposte coordonnée avec Institut National de Santé Publique.
Pour limiter la propagation, les mesures de prévention suivantes sont rappelées :
Se laver régulièrement les mains ;
Éviter les contacts à risque et certains rituels mortuaires ;
Éviter de consommer des animaux retrouvés morts ;
Signaler tout cas suspect au numéro 151.
Rédaction