Le Africa CDC a convoqué ce 15 mai une réunion régionale d’urgence après l’apparition d’une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République Démocratique du Congo.
Selon le communiqué de l’agence sanitaire africaine, plusieurs centaines de cas suspects ont déjà été recensés dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, où de nombreux décès ont également été signalés. D’autres cas suspects font actuellement l’objet d’investigations dans la ville de Bunia.
Les premières analyses menées par l’Institut national de recherche biomédicale laissent penser qu’il pourrait s’agir d’une souche différente du variant Zaïre, responsable de plusieurs précédentes épidémies enregistrées en RDC. Des examens complémentaires sont en cours afin d’identifier avec précision le type de virus en circulation.
Face aux risques élevés de propagation, Africaine CDC veut renforcer la coordination régionale avec les autorités sanitaires de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, ainsi qu’avec plusieurs partenaires internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF.
L’organisation sanitaire africaine se dit également préoccupée par la forte mobilité des populations dans les zones minières concernées, l’insécurité persistante dans l’est de la RDC ainsi que la proximité des frontières régionales, des facteurs susceptibles de favoriser une propagation transfrontalière de l’épidémie.
Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a plaidé pour une riposte rapide et coordonnée afin de renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de diagnostic, le suivi des contacts ainsi que les mesures de prévention sur le terrain.
Les autorités sanitaires appellent enfin les populations à respecter strictement les mesures de prévention, à signaler rapidement tout cas suspect et à collaborer avec les équipes médicales déployées dans les zones affectées.
Rédaction