À deux mois du XXᵉ Sommet de la Francophonie prévu à Phnom Penh, Isidore Kwandja Ngembo appelle les chefs d’État et de gouvernement à faire un choix stratégique sur l’avenir de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Dans une réflexion consacrée à l’avenir de l’espace francophone, il estime que la Francophonie ne peut plus se limiter à son héritage culturel et linguistique. Face à la recomposition des rapports de force mondiaux, elle doit, selon lui, se transformer en véritable puissance économique au service de ses membres.
« Partager une langue ne suffit plus : nous devons partager une ambition », souligne-t-il, plaidant pour une Francophonie des résultats, capable de devenir un levier de croissance, d’innovation, d’investissement et de prospérité partagée.
Pour concrétiser cette ambition, Isidore Kwandja identifie quatre priorités : faciliter le commerce et réduire les barrières aux échanges, encourager les investissements transfrontaliers, soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat local, mais aussi offrir davantage de perspectives à la jeunesse, qu’il considère comme « la première richesse de l’espace francophone ».
Pour lui, le prochain Sommet doit ainsi marquer un tournant : celui du passage des déclarations à l’action.
Au-delà de la personne appelée à diriger l’organisation, le choix du prochain Secrétaire général de la Francophonie serait, selon cette vision, un choix de leadership, de vision et d’ambition.
« Choisir le prochain Secrétaire général, c’est choisir la Francophonie que nous voulons : une Francophonie qui parle au monde, ou une Francophonie qui pèse dans le monde », conclut Isidore Kwandja Ngembo.
JSuana

