Kinshasa, 1er juin 2026 – La famille de Milinganyo Wimana Isombia Barnabé, président du Rassemblement pour le Changement du Congo (RCC) et acteur politique congolais, dit vivre dans l’angoisse depuis son arrestation survenue le 26 mai 2026 à Kinshasa. Dans une correspondance adressée à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et transmise à plusieurs institutions nationales et internationales, sa fille, Léontine Wanyimba Isombia, dénonce ce qu’elle qualifie de graves violations des droits fondamentaux de son père et sollicite une intervention urgente.
Selon cette lettre datée du 1er juin 2026, M. Barnabé Isombia aurait été arrêté le mardi 26 mai vers 14 heures avant d’être transféré en moins de 24 heures à la prison centrale de Makala. La famille affirme également que le siège de son parti politique a fait l’objet d’une perquisition et demeure, jusqu’à ce jour, sous scellés.
La correspondance révèle aussi qu’une descente aurait été effectuée le même jour au domicile familial par des personnes présentées comme appartenant aux services de sécurité. La famille affirme que cette opération a profondément traumatisé les proches présents sur les lieux et que plusieurs téléphones ainsi que des ordinateurs auraient été emportés.
Mais l’inquiétude majeure porte sur l’absence d’informations officielles concernant le responsable politique. Dans son courrier, Léontine Wanyimba Isombia soutient que ni la famille ni les avocats n’ont été autorisés à lui rendre visite depuis son arrestation. Elle affirme également qu’aucune communication officielle n’a été faite sur son état de santé, ses conditions de détention ou sa situation judiciaire.
« À ce jour, nous sommes dans l’impossibilité de savoir son état de santé, les conditions dans lesquelles il est détenu ou même d’obtenir la confirmation officielle de sa situation actuelle », écrit-elle dans sa plainte adressée à la CNDH.
Face à cette situation, la famille demande aux autorités compétentes et aux institutions de défense des droits humains de veiller au respect des garanties prévues par la Constitution congolaise ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Elle sollicite notamment que soit garanti le droit de M. Isombia à communiquer avec sa famille et ses conseils juridiques.
La lettre a été transmise pour information à plusieurs personnalités et organisations, notamment les ministres de la Justice et des Droits humains, des organisations internationales de défense des droits humains, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, ainsi que d’autres institutions nationales et internationales.
Alors que l’affaire suscite de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et de la société civile, la famille espère qu’une intervention rapide permettra de faire toute la lumière sur la situation de Barnabé Isombia et de garantir le respect de ses droits fondamentaux.
JSuana

