Kinshasa, 9 septembre 2026 – Le débat autour du dialogue national en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure. Me Mardochée Nsele invite les acteurs de l’opposition à dépasser le simple refus systématique et à privilégier une attitude fondée sur la responsabilité politique et nationale.
Pour lui, dans une démocratie, contester les actions du pouvoir constitue un droit légitime. Mais cette opposition ne devrait pas empêcher la participation au débat national, qui demeure, selon lui, une responsabilité pour chaque acteur politique.
Me Mardochée Nsele estime ainsi que les consultations annoncées doivent offrir un espace à toutes les composantes de la société congolaise afin qu’elles puissent faire entendre leurs préoccupations et leurs propositions.
Dans cette logique, aucun acteur politique ne devrait, à lui seul, décider qui peut ou ne peut pas prendre part au dialogue. Le choix de boycotter les consultations relève d’une position politique personnelle ou collective, mais ne devrait pas, selon lui, se transformer en volonté d’empêcher les autres acteurs de s’exprimer.
Cette prise de position apparaît notamment comme une réponse au débat suscité par la position de Martin Fayulu sur le processus de dialogue national.
« Boycotter est un choix politique. Empêcher les autres de s’exprimer ne devrait jamais devenir une stratégie », soutient Me Mardochée Nsele.
Alors que le pays s’engage dans une nouvelle séquence politique, la question demeure : l’opposition doit-elle privilégier le boycott ou participer au débat pour tenter d’influencer les décisions nationales ?
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