Kinshasa, 9 septembre 2026 — Nouveau rebondissement dans le procès du général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général des FARDC. Alors que les répliques aux accusations de l’auditeur général des FARDC ont débuté mardi, la défense conteste fermement la régularité de plusieurs actes de procédure.
À en croire Me Parfait Kanyanga, conseil du général Tshiwewe, « les armes n’ont jamais été trouvées » au domicile de l’ancien chef de l’armée.
La défense pointe notamment du doigt la perquisition effectuée le 9 juillet 2025, qu’elle estime antérieure au mandat de perquisition émis seulement le 28 juillet 2025.
« Il n’existe aucun procès-verbal de saisie », a également soutenu Me Parfait Kanyanga, avant d’estimer que la Haute Cour militaire ne peut fonder sa conviction sur des actes qu’il considère comme irréguliers ou illégaux.
« Le magistrat que vous êtes ne peut tirer ou former sa conviction sur des actes irréguliers ou illégaux », a plaidé l’avocat, ajoutant que « la justice ne peut tirer profit des renseignements obtenus dans l’illégalité ou des perquisitions illégales ».
Timothée Lenoir Efika plaide pour une liberté provisoire
Intervenant au téléphone auprès des professionnels des médias de Changement7.Net, l’acteur politique Timothée Lenoir Efika a livré son analyse sur l’évolution de ce dossier judiciaire très suivi.
Selon lui, au regard des arguments développés par la défense, la Haute Cour militaire devrait envisager d’accorder une liberté provisoire au général Christian Tshiwewe Songesa, sous résidence surveillée, conformément à la demande formulée par ses avocats.
Timothée Lenoir estime également qu’un enjeu majeur se pose désormais autour de l’image de la justice militaire.
À ses yeux, celle-ci doit être en mesure de présenter des éléments de preuve suffisamment solides permettant d’étayer les accusations portées contre l’ancien chef d’état-major général des FARDC.
Le dossier Tshiwewe entre ainsi dans une nouvelle phase, alors que la défense continue de contester à la fois la régularité de la procédure et la solidité des éléments matériels présentés contre son client.
La Haute Cour militaire devra désormais trancher sur les arguments des différentes parties.
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