La Coalition citoyenne Alternative Laïque Engagée pour la Refondation Totale de l’État (ALERTE-RDC) est montée au créneau après les incidents survenus le 15 juillet 2026 devant l’Hôtel du Gouvernement, où des médecins en pleine manifestation ont été dispersés de manière musclée par des éléments des forces de l’ordre et des agents de sécurité privée.
Dans une déclaration rendue publique ce 17 juillet 2026, l’organisation condamne avec fermeté ce qu’elle qualifie de « traitement dégradant et humiliant » infligé aux professionnels de santé, estimant que ces actes violent les articles 12 et 16 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui garantissent l’égalité devant la loi et interdisent tout traitement cruel, inhumain ou dégradant.

ALERTE-RDC rappelle que les médecins manifestaient pacifiquement pour revendiquer notamment l’intégration de la prime complémentaire au salaire de base, l’alignement et la mécanisation des nouvelles unités ainsi que l’application des résolutions des assises de Bibwa.

Face à cette situation, la coalition exige du Gouvernement la cessation immédiate de toute répression contre les manifestants pacifiques, l’ouverture d’un dialogue sincère avec l’ensemble des professionnels de santé, ainsi que l’application effective des engagements pris afin d’éviter une aggravation de la crise que traverse le système de santé congolais.
L’organisation réclame également l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les responsables des violences, sanctionner les auteurs des abus présumés et assurer la réparation des préjudices subis par les victimes.

Pour ALERTE-RDC, les médecins, au même titre que les enseignants, les policiers et les autres agents des services publics, méritent respect, considération et protection, plutôt que des actes ede violence alors qu’ils revendiquent leurs droits dans le respect de la Constitution.
La déclaration est signée à Kinshasa par Jeef Pambi, Administrateur principal de la Coalition ALERTE-RDC.
JSuana

