Le président du parti politique Base Républicaine, Hugo Zala, est monté au créneau ce mercredi 24 juin 2026 pour prendre position dans le débat sur la révision ou le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. À travers une communication largement suivie, il a affirmé son soutien au processus tout en insistant sur le respect de la souveraineté populaire.
D’entrée de jeu, Hugo Zala a révélé que son parti travaille depuis 2024 sur un projet de nouvelle Constitution destiné à renforcer la souveraineté du peuple congolais et le contrôle des institutions nationales.

« Maintenant que le débat est posé, après avoir consulté toutes les tendances, il est difficile, alors que le pays est en guerre, de ne pas être aux côtés du Chef de l’État sans faire le jeu de l’ennemi », a-t-il déclaré.
Pour le leader de Base Républicaine, si un changement de Constitution permet de garantir un meilleur fonctionnement des institutions et de consolider la souveraineté nationale, il mérite d’être soutenu.
Hugo Zala a toutefois tenu à préciser que le processus n’est pas encore achevé. Selon lui, aucune nouvelle Constitution n’a encore été adoptée et la décision finale reviendra exclusivement au peuple congolais par voie de référendum.

« Le changement de la Constitution est un processus qui n’est pas encore arrivé à son terme. C’est le peuple qui décidera », a-t-il insisté, dénonçant ce qu’il qualifie de manipulation consistant à faire croire que la Constitution aurait déjà été modifiée.
L’homme politique a également plaidé pour un débat sérieux, responsable et dépassionné sur cette question. Il a rappelé qu’entre 2016 et 2018, la RDC avait connu une prolongation de l’exercice du pouvoir en l’absence d’élections, une situation qui, selon lui, a démontré les limites du cadre constitutionnel actuel.
Enfin, Hugo Zala estime que certaines dispositions considérées comme verrouillées par la Constitution ne peuvent être modifiées par une simple révision. À ses yeux, si ces articles doivent évoluer, seule l’adoption d’une nouvelle Constitution permettra d’y parvenir, conformément à la volonté souveraine du peuple exprimée par référendum.
JSuana

