Kinshasa, 30 mai 2026 – Le regroupement politique APPC, dirigé par son autorité morale Sylvestre Dangnonsi Makambo, s’est officiellement prononcé en faveur d’un changement de la Constitution du 18 février 2006. Lors d’une conférence de presse consacrée au débat constitutionnel en République démocratique du Congo, l’organisation a présenté une série d’amendements qu’elle juge nécessaires pour adapter les institutions aux réalités actuelles du pays.
Parmi les principales réformes proposées figurent la suppression du poste de Premier ministre, l’instauration d’un régime présidentiel, la création d’une Vice-présidence de la République et l’allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une seule fois.
L’APPC propose également que les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces soient désormais nommés par le Président de la République. Le regroupement souhaite en outre supprimer les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales afin de simplifier l’organisation territoriale et administrative du pays.
Sur le plan institutionnel, l’organisation plaide pour l’élection des sénateurs au suffrage universel direct, l’ouverture de la double nationalité aux Congolais de la diaspora et le renforcement de la participation des jeunes à la gestion des affaires publiques.
L’APPC justifie ces propositions par la nécessité de moderniser les institutions, d’améliorer la gouvernance et d’accélérer le développement national. Estimant que certaines dispositions de la Constitution actuelle sont devenues inadaptées, le regroupement soutient l’adoption d’une nouvelle Constitution approuvée par le Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
Pour ses dirigeants, le débat constitutionnel doit se dérouler sans tabou et dans l’intérêt supérieur de la nation, afin de doter la République démocratique du Congo d’institutions capables de répondre aux défis du présent et de l’avenir.
JSuana

