Mercredi, 24 juin 2026 – Le débat autour de l’éventualité d’un référendum en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure. Dans une sortie remarquée, Mardochée Nsele s’est vivement opposé aux réserves exprimées par Fulgence Muteba, estimant que rien ne saurait justifier la mise entre parenthèses de la souveraineté populaire.
S’appuyant sur l’adage latin « Vox populi, vox Dei » (« La voix du peuple est la voix de Dieu »), Mardochée Nsele affirme que la guerre ne constitue pas un obstacle à l’expression démocratique. Bien au contraire, selon lui, les périodes de crise exigent davantage de légitimité populaire afin de consolider les institutions et de renforcer l’unité nationale.
« Ceux qui craignent la voix du peuple craignent la souveraineté elle-même », soutient-il, insistant sur le fait que le peuple congolais demeure l’unique dépositaire du pouvoir souverain, conformément aux principes démocratiques.
Pour Mardochée Nsele, la RDC a besoin de dirigeants capables de porter une vision d’avenir. Il réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme un homme d’État engagé dans la transformation du pays, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de défense du statu quo par certains acteurs.
Cette prise de position relance le débat sur la place du référendum dans le processus démocratique congolais et sur les conditions de son éventuelle organisation dans le contexte sécuritaire actuel.
JSuana

